Électrifier les data centers
L’intelligence artificielle, le cloud computing et les charges de travail à haute performance font grimper les besoins en puissance des data centers, désormais mesurés en centaines de mégawatts, voire en gigawatts. Cette hausse de la densité de puissance entraîne des enjeux de chaleur, d’efficacité et de durabilité, obligeant les opérateurs à repenser leurs architectures électriques pour transporter davantage de puissance sur de plus longues distances tout en limitant les pertes d’énergie.
Dans son intervention, Yann Duclot a expliqué pourquoi les systèmes de câbles conventionnels peinent à suivre cette évolution. Distribuer la puissance sur un campus de grande taille nécessite une infrastructure considérable. Les travaux de génie civil et l’installation entraînent des coûts et des délais importants. Les câbles résistifs génèrent des pertes d’énergie et de la chaleur. Les contraintes d’espace limitent les possibilités de montée en puissance d’un site. Les câbles HTS répondent directement à ces enjeux : ils peuvent transporter jusqu’à dix fois plus de puissance que les câbles conventionnels, dans un encombrement jusqu’à dix fois réduit, sans perte d’énergie ni émission électromagnétique, ce qui les rend particulièrement adaptés aux implantations denses des data centers modernes.
Nexans a mis en avant ses systèmes de câbles HTS industrialisés comme preuve que la technologie est déjà une réalité commerciale. La gamme couvre la basse à la haute tension, en courant alternatif comme en courant continu, de 480 V à 275 kV, jusqu’à 320 kV. L’offre inclut un système clé en main comprenant la station de refroidissement à l’azote liquide, les câbles et les accessoires, et s’appuie sur des projets ayant déjà validé les performances en conditions réelles.