La demande mondiale de cuivre pourrait atteindre 40 millions de tonnes d’ici 2030, alors que la capacité de production plafonnerait autour de 33 millions de tonnes. Le monde doit ajouter 10 millions de tonnes d’approvisionnement en dix ans, une croissance qui en demandait jusqu’ici près de vingt-cinq.
C’est le point de départ de notre position paper 2026, Recyclage, économie circulaire et produits bas-carbone. Pour franchir le mur des matières premières, il défend l’électrification circulaire : des câbles bas-carbone, du cuivre recyclé et un modèle qui mise sur le réemploi des matériaux.
Un défi qui dépasse le cuivre
L’électrification est la colonne vertébrale de la transition énergétique. Réseaux intelligents, énergies renouvelables et mobilité électrique exigent un déploiement massif et continu d’infrastructures, et ces infrastructures reposent sur le métal. Le modèle linéaire « extraire-produire-jeter » qui les a alimentées est aujourd’hui obsolète, et de plus en plus une menace pour la sécurité énergétique.
D’ici 2035, la capacité minière installée dans le monde aura atteint ses limites, entraînant volatilité des prix et risques structurels de rupture d’approvisionnement. L’essentiel de l’empreinte carbone d’un réseau est par ailleurs « incorporé » en amont, lors de l’extraction et de la transformation des métaux, bien avant l’installation du moindre câble. La pression réglementaire s’intensifie dans le même temps, avec des exigences croissantes de transparence sur l’impact carbone et la circularité des produits.
L’économie circulaire comme stratégie industrielle
Chez Nexans, l’’électrification de demain doit être souveraine sur le plan industriel, bas-carbone et circulaire. Nous traitons l’économie circulaire et la décarbonation comme des catalyseurs de l’électrification, intégrés au cœur de notre stratégie industrielle.
Parce que notre intégration verticale descend jusqu’à nos propres fonderies, où le métal est fondu et coulé, nous recyclons le cuivre et l’aluminium en interne et faisons du recyclage une véritable stratégie industrielle plutôt qu’une obligation de conformité. Le cuivre en fin de vie, récupéré dans les « mines urbaines », devient une ressource stratégique : il alimente nos procédés d’affinage et réduit notre dépendance aux importations de cuivre vierge.
Ces engagements suivent une trajectoire chiffrée : 25 % de cuivre recyclé dans nos câbles d’ici 2028, et la neutralité carbone d’ici 2050. La stratégie climat et les engagements qui sous-tendent ces objectifs sont détaillés sur notre site.